Pleinement vers l’avant ou pourquoi nous procrastinons

Pleinement vers l'avant ou pourquoi nous procrastinons - Guerina Pellizzi

 

Procrastination… Pro quoi?  Crastination… ?  Je vous donnerai l’étymologie du mot comme conclusion… un peu de procrastination de ma part … 😉

 

Il ne fait aucun doute que la procrastination est un problème touchant plusieurs d’entre nous. Nous avons tous vécu, à certains moments et à différents degrés, les frustrations de procrastiner, ces sentiments désagréables qui nous habitent lorsqu’on repousse éternellement ce qui doit être fait. Certaines satisfactions peuvent tout de même en découler… Oui!  Oui! Certains effets positifs peuvent en être retirés. J’y reviendrai plus loin…

 

Les rapports d’impôts, les tâches saisonnières, certaines obligations familiales ou même des « détails » tels que téléphoner une tante, sont si souvent et aisément repoussés à plus tard… Pourquoi? Il y a plusieurs composantes à ce phénomène personnel à chacun, mais disons aussi qu’il y a une composante bien concrète, d’ordre biologique et physiologique. En effet, le fonctionnement de notre cerveau y joue un grand rôle.

 

Nos cerveaux sont effectivement câblés pour procrastiner. La procrastination est une bataille entre notre système limbique (la partie inconsciente et automatique du cerveau qui vous fait arracher votre main du feu) et le cortex préfrontal (la voix de la raison et le planificateur).

 

Lorsque vous êtes confronté.e à une tâche qui ne vous plaît pas nécessairement, votre système limbique et votre cortex préfrontal se battent entre eux.  La plupart du temps, c’est le système limbique qui gagne. C’est à ce moment-là que vous décidez de remettre à demain ce que vous pouviez faire aujourd’hui.

 

Et il va sans dire que plus nous remettons à plus tard, plus la tâche à accomplir se transforme en un monstre gluant qui grossit à vue d’œil ! Qui n’a jamais constaté qu’une fois que nous prenons notre courage à deux mains et que nous nous retrouvons en pleine exécution de la tâche, celle-ci est beaucoup moins monstrueuse que notre petit hamster nous avait fait croire pendant ce laps de temps où nous sommes quand même allé.e de l’avant, mais pas nécessairement dans la «bonne» direction ?
Il existe différents types de « procrastinateurs » :

 

  1. Le « chercheur » d’adrénaline : Si vous vous nourrissez de sensations fortes, alors vous remettez à plus tard sûrement parce que vous en obtenez un certain « plaisir » de terminer les choses à la dernière minute. Vous sentez que vous évoluez sous pression et cette adrénaline vous permet d’accomplir vos tâches.
  2. L’évitant : C’est celui qui évite à tout point toute tâche inconfortable et désagréable ou avec de gros enjeux.  L’évitant est presque toujours trop concentré sur ce que les autres pourraient penser de lui. Il fuit la peur de l’échec ou même parfois la peur de la réussite.  Il préfère de loin laisser croire qu’il manque d’effort plutôt que de capacité.  Il essaie souvent de se sentir mieux en fuyant la tâche et en n’investissant pas dans l’effort.  « Je n’ai même pas essayé! » est une phrase familière dans son vocabulaire.
  3. L’indécis : Il ne peut tout simplement pas prendre une décision. Habituellement, cela est le résultat de la crainte qu’il sera blâmé pour un résultat négatif. Ce type de procrastinateur fuit la responsabilité. Après tout, s’il ne prend pas une décision, le résultat ne pourra pas être de sa faute.
  4. Le perfectionniste : Il a des normes tellement élevées qu’il se sent facilement dépassé. Ce type de procrastinateur peut même commencer la tâche, ce que les autres types ont généralement du mal à faire, mais il ne parvient pas à la terminer, limité par ses attentes irréalistes. Parce qu’il ne peut pas faire quelque chose parfaitement, alors il ne fait rien. Un cycle d’anxiété et de honte peut s’enclencher.
  5. L’occupé : Il est bien trop occupé pour réussir à passer à travers sa liste de choses à faire. Tout semble tout aussi important et il ne peut pas décider de ce qu’il faut faire en premier. Le choix d’une seule tâche signifie que les autres ne se feront pas. Lui aussi pourrait effectivement commencer une partie de son travail, mais ne parviendra pas à le terminer, car il ne veut pas mettre de côté les autres tâches. Apprendre à prioriser sera fort utile.

 

Il est intéressant d’apprendre à se connaître dans ce rôle. Cela nous permettra de savoir quelle stratégie mettre en place afin de se déjouer.  Par exemple, si vous êtes un procrastinateur qui retire des bénéfices à ressentir l’adrénaline du délai, vous pouvez vous mettre des délais concrets et fixes, par exemple en prenant rendez-vous chez le comptable qu’on ne pourra pas annuler.

 

Je vous propose quelques moyens qui pourront vous inspirer à développer vos propres stratégies dans la gestion de ce phénomène fort humain !

 

Stratégies :

  1. Éloignez-vous des sources de distraction autant intellectuelles que manuelles;
  2. Prévoyez un temps dans votre agenda pour chaque tâche ou activité;
  3. Récompensez-vous à chaque fin d’étape;
  4. Détaillez les grosses tâches en plus petites;
  5. Commencez par accomplir la moindre petite tâche, ce qui permet au mouvement de commencer;
  6. Commencez simplement, car le plus difficile c’est de commencer;
  7. Rédiger une liste des choses que vous voulez accomplir;
  8. Trouvez-vous un complice qui pourra vous soutenir ou vous motiver;
  9. Développez une frénésie du travail chronométré: faites-en le plus possible en 10 minutes plusieurs fois par jour;
  10. Acceptez d’être parfait dans votre imperfection.

 

Il va sans dire que peu importe ce que vous lisez comme trucs, vous êtes votre propre chef d’orchestre et c’est à vous que revient la responsabilité.  Dans un aucun cas une tierce personne pourra le faire à votre place. C’est une démarche personnelle qui vous offrira cette capacité concrète d’agir sur votre Vie et la satisfaction de répondre à vos propres besoins!

 

Que vous soyez un grand professionnel de la procrastination ou un petit pro, le plus important est d’accepter cette caractéristique avec un GRAND accueil inconditionnel et une GROSSE dose d’humour, ce qui vous facilitera le chemin vers l’accomplissement de ce qui doit être fait!

 

De plus, sachez que peu importe le temps que vous prenez à repousser à plus tard, vous êtes, pendant ce moment-là, en train de réaliser et de concrétiser autre chose… vous êtes en train d’aller de l’avant… probablement pas exactement là où c’était prévu… mais tout de même vous allez de l’avant, car la vie ne recule jamais!  Et en passant, le farniente est également une activité!
«Du latin procrastinatio, de pro (« en avant ») et crastinus (« de demain »), dérivé de cras (« demain »). » Wikipédia.

 

Je vous partage un petit secret: Les papiers à préparer pour mes impôts me stressent et j’ai plutôt décidé d’utiliser ce laps de temps, où de toute façon j’aurais procrastiné à autre chose, pour débuter l’écriture de cet article! 😉

 

Inspiration :
The 5 types of procrastinators
8 astuces pour vaincre la procrastination (la #4 est ma préférée)
Comment arrêter la procrastination

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